Alors que l'Union sociale pour l'habitat (USH) présente son plan « habitabilité fortes chaleurs » au congrès Hlm de Bordeaux (22-24 septembre), Le Monde consacre un décryptage à cette mobilisation nationale. Pour évoquer la situation des régions les plus exposées, le quotidien a choisi de donner la parole à notre directrice, Sabine Véniel-Le Navennec.
Dans son édition du 22 septembre, Le Monde a consacré un long décryptage au plan « habitabilité fortes chaleurs » présenté par l'Union sociale pour l'habitat (USH) à l'occasion de son congrès annuel à Bordeaux. Pour éclairer la réalité du terrain dans les régions les plus exposées aux fortes chaleurs, le quotidien a sollicité les acteurs qui pilotent cette adaptation au quotidien, et c'est vers Habitat Social en Occitanie que ses journalistes se sont tournés.
Face à des programmes de rénovation énergétique qui se comptent en années, l'USH mise sur des équipements à la fois simples et efficaces à déployer rapidement : la pose d'occultants et l'installation de brasseurs d'air plafonniers. Des solutions dont l'efficacité est démontrée, une fenêtre exposée au rayonnement solaire peut voir la température intérieure augmenter de plusieurs degrés, tandis qu'un brasseur d'air permet d'abaisser sensiblement la température ressentie.
Le constat dressé par l'USH est sans appel : si une majorité des logements sociaux sont déjà équipés d'occultants, les brasseurs d'air restent, eux, très peu répandus à l'échelle nationale.
Pour changer la donne, la fédération propose une stratégie en deux temps :
C'est précisément pour évoquer cette réalité territoriale que Le Monde a sollicité Habitat Social en Occitanie. Une reconnaissance qui vient conforter un travail que nous menons depuis plusieurs mois sur ce sujet.
Interrogée par Le Monde, Sabine Véniel-Le Navennec a rappelé l'urgence d'agir et la nécessité d'un accompagnement financier de l'État pour permettre une massification des travaux à la hauteur de l'enjeu. Elle a notamment souligné que « la prochaine canicule est dans neuf mois », insistant sur le fait qu'il s'agit avant tout d'une question d'égalité de traitement entre les territoires face à la chaleur.
Bernard - Résidence sociale à Quint-Fonsegrives (©Groupe des Chalets)
Régis et Magali - Résidence Calvaire (© Toulouse Métropole Habitat)
Car en Occitanie, les organismes Hlm n'ont pas attendu pour agir.
Plusieurs projets, en construction neuve comme en rénovation, illustrent d'ores et déjà cette dynamique :
Ces projets s'inscrivent dans une dynamique régionale : en 2025, ce sont près de 5 000 logements qui ont été réhabilités en Occitanie, pour un investissement de plus de 200 millions d'euros porté par les organismes sur leurs fonds propres. L'objectif 2026 est fixé à 6 000 logements. Pour accompagner les bailleurs dans cette démarche, Habitat Social en Occitanie a par ailleurs conçu un document-guide, « Confort d'été dans le logement social en Occitanie » (24 pages), qui recense les enjeux, les solutions techniques et les stratégies d'adaptation applicables au parc régional. Ce guide est disponible sur l’espace adhérent.
Si nous sommes heureux que ce travail de fond trouve un écho dans la presse nationale, cette sollicitation vient surtout confirmer ce que nous portons depuis plusieurs mois : le confort d'été n'est pas un sujet secondaire pour Habitat Social en Occitanie, c'est une priorité stratégique. Nous resterons pleinement mobilisés aux côtés de l'USH pour porter cette demande commune auprès du gouvernement : des financements dédiés pour accélérer l'adaptation du parc social au changement climatique, dans l'intérêt de nos 690 000 locataires.