Nouvelle vague de canicule, nouveau rappel : le confort d'été n'est plus une option, c'est un axe structurant de nos politiques. Sur les dix départements de France hexagonale les plus exposés au risque de canicule, six sont en Occitanie. Nous le savons depuis longtemps, et c'est précisément pour cela que nous avons pris ce sujet à bras-le-corps avant qu'il n'entre dans le débat public.
En 2025, nos organismes ont réhabilité près de 5 000 logements sur la région, pour plus de 200 millions d'euros investis sur fonds propres. L'objectif collectif pour 2026 : 6 000 logements, soit environ 283 millions d'euros mobilisés.
Sur le terrain, les solutions se combinent : ventilation extérieure, brasseurs d'air de plafond, protections solaires extérieures, isolation biosourcée intérieure et extérieure. Et parce qu'un logement bien équipé ne suffit pas si les usages ne suivent pas, les équipes de proximité continuent d'accompagner les locataires sur les bons réflexes : fermeture des volets en journée, aération nocturne, limitation des sources de chaleur internes.
L'illustration la plus récente de cette dynamique vient des Chalets, qui viennent d'équiper une première vague de dix résidences en brasseurs d'air de plafond, à commencer par les résidences sociales seniors Le Ruisseau à Quint-Fonsegrives. La logique retenue est celle que beaucoup d'entre nous partagent : cibler d'abord les publics les plus vulnérables à la chaleur, avant d'étendre progressivement le dispositif au reste du patrimoine seniors puis aux résidences étudiantes.
Crédits photo : Ici Occitanie
Sur place, le retour des locataires est déjà tangible : confort ressenti amélioré, usage simple et silencieux, sans les contraintes ni le coût d'une climatisation classique. Un exemple concret de ce que nos organismes peuvent mettre en œuvre rapidement, à l'échelle d'une résidence, en attendant les réhabilitations plus lourdes.
Si votre organisme a engagé une démarche similaire, n'hésitez pas à nous la faire remonter : ces initiatives méritent d'être valorisées et partagées au sein du réseau.
Le confort d'été reste un impensé des politiques publiques. La loi Relance Logement, adoptée en première lecture au Sénat, l'intègre pour la première fois, c'est une avancée, mais sans financement dédié. Seuls les prêts de la Banque des Territoires sont aujourd'hui mobilisables, alors que la massification de la réhabilitation suppose un vrai soutien en fonds propres.
Notre position est constante : la suppression de la RLS, qui a ponctionné près de 10 milliards d'euros de fonds propres des organismes à l'échelle nationale depuis 2017, redonnerait à nos organismes les marges de manœuvre nécessaires pour aller plus vite et plus loin sur l'adaptation du parc au changement climatique.
Cette mobilisation a été portée ces dernières semaines par Jean-Michel Fabre, président d’Habitat Social en Occitanie, sur 100% Radio, puis par Sabine Véniel-Le Navennec, directrice d’Habitat Social en Occitanie, dans la matinale d'Ici Occitanie.
Deux occasions de rappeler, chiffres à l'appui, que le mouvement Hlm régional agit concrètement et porte ses revendications avec détermination.
Cliquez ici pour retrouver l'interview complète