Le Droit au logement opposable (DALO), instauré par la loi du 5 mars 2007, permet aux ménages n'ayant pas obtenu de proposition de logement social adaptée à leur situation de faire valoir ce droit auprès de l'État. Composition familiale, niveau de ressources, situation de handicap : des conditions d'éligibilité strictes encadrent ce recours, examiné par la Commission départementale de médiation (Comed) de chaque département.
En 2025, les organismes de logement social (OLS) ont contribué au relogement de 737 ménages reconnus DALO en Occitanie, soit une progression de +6 % en un an. Ces résultats témoignent de l'engagement des bailleurs sociaux en faveur des publics les plus vulnérables, dans un contexte de raréfaction de l'offre : les attributions générales restent à des niveaux historiquement bas, et l'Occitanie se positionne comme la 3e région de France en nombre de dossiers déposés, avec plus de 5 000 recours enregistrés.
La hausse de la tension du marché locatif renforce les situations de mal-logement et conduit un nombre croissant de ménages à se tourner vers le DALO, générant des obligations de résultats de plus en plus difficiles à satisfaire pour les acteurs locaux. Sans développement d'une offre adaptée, les bailleurs sociaux auront de plus en plus de mal à répondre à l'urgence de ces situations, en particulier dans les zones les plus tendues de la région.
Les ménages reconnus au titre du DALO sont encore trop souvent la cible de représentations déformées. Les données rappellent pourtant que c'est avant tout la précarité de leur situation de logement, logement inadapté à un handicap, sur-occupé ou insalubre, qui justifie ce recours dans la grande majorité des cas. Le Mouvement Hlm reste vigilant à ce que cette reconnaissance ne génère aucune forme de discrimination à l'accès au parc social.
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