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Réforme de la gestion partagée de la demande et des attributions en Occitanie : Bilan régional 2025


La loi ALUR du 24 mars 2014 a engagé une réforme structurante de la gestion de la demande et des attributions. Elle visait notamment à mieux prendre en compte l’accueil des ménages en difficultés tout en renforçant la mixité sociale dans les attributions, et à rendre plus transparents les processus de gestion. Cette réforme a placé les EPCI en tant que chefs de file de la politique sociale du logement sur leur territoire et en tant que coordonnateurs d’une gestion plus partenariale de la demande et des attributions.


Dix ans plus tard, où en sommes-nous ? C’est pour tenter de répondre à cette question qu’Habitat social en Occitanie a souhaité dresser un état des lieux de l’avancement des travaux menés en région. Cette étude a été réalisée grâce au soutien de l’Union sociale pour l’habitat, du cabinet Fanny Laine-Daniel Consultant, de la Banque des Territoires et de la Région Occitanie.


Une réforme technique complexe déployée sur plusieurs années


 

Des territoires globalement mobilisés mais des niveaux d’avancement très différents

En Occitanie, 46 EPCI sont concernés par la réforme. 72 % ont installé leur CIL, le plus souvent dès les premières années après la promulgation de la loi. Mais la crise sanitaire de 2020 a marqué un coup d’arrêt des travaux pour de nombreux territoires.  


Globalement, les 24 EPCI de statuts Communautés d’Agglomérations (CA), Communautés Urbaines (CU) et Métropoles sont très avancées, et si tous les documents attendus ne sont pas encore élaborés, presque tous les territoires se sont engagés dans la démarche. En revanche, les 22 Communautés de Communes (CC) concernées par la réforme apparaissent plus en retrait : globalement moins équipées en moyens techniques et humains, elles sont moins « outillées » pour répondre aux obligations réglementaires. Reste que 3 CC sont particulièrement mobilisées : CC de Petite Camargue (30), CC des Albères, de la Côte Vermeille et de l’Illibéris (66) et CC Terre des Confluences (82).     


Les bailleurs sociaux parties prenantes de la réforme aux côtés des collectivités territoriales

Les organismes Hlm sont toujours membres des CIL installées. Par ailleurs, ils disposent des compétences techniques liées à la gestion de la demande et des attributions qui en font des partenaires incontournables des EPCI. Ainsi, ils mettent à la disposition des intercommunalités soumises à la réforme leurs savoir-faire et leurs outils pour accompagner les élus et techniciens et partager leur expertise.


Parmi ces apports figurent des analyses et référentiels autour de :

  • La qualification de l’occupation sociale du parc, outil de veille et d’alerte des résidences en difficultés au regard de la mixité sociale.
  • L’objectif d’attribution aux ménages du 1er quartile en dehors des QPV et plus globalement l’accueil des ménages en difficultés.
  • L’accueil et l’information des demandeurs de logement.
  • La cotation de la demande grâce au référentiel interorganismes METHODE déjà à l’œuvre dans de nombreux territoires d’Occitanie.
  • La mise en œuvre de la gestion en flux des contingents réservataires.
  • L’installation du volet relatif à l’examen de l’occupation des logements lors de la Commission d’attribution des logements (CALEOL).


Le bilan exhaustif ainsi que le tableau de bord de l’état d’avancement des EPCI dans la mise en œuvre de la réforme sont disponibles sur l'
espace adhérent.


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